



« Il chante et, dans ses doigts, sa lyre frémissante
Ange-François Fariau, dit Saint-Ange
Se marie aux accents de sa voix gémissante.
Ni la reine des morts, ni son époux farouche,
Ne peuvent résister au charme qui les touche. »
La Compagnie de la Lyre a pour vocation la création de spectacles uniques dans tous les lieux façonnés par l’Homme ou par la Nature. Des monuments de pierre aux jardins éphémères, nous faisons des écrins existants des scènes d’un soir. Vous rêvez de faire parler les murs de votre monument séculaire ? Alors faites entrer le son et la lumière : nous créons pour vous des programmes sur mesure. Musique, théâtre, poésie, chansons et magie métamorphosent des histoires singulières en divertissements uniques.
La Compagnie de la Lyre s’est donné pour mission d’inviter tous les humbles voyageurs que nous sommes à ressentir, dans leurs yeux et leur cœur, le chant universel qu’est la mélodie du monde. Pour tous les lieux et répondant à chaque demande, la compagnie élabore un programme qui résonne avec une histoire et un site. Ainsi, les formes, les voix et les expériences s’adaptent, s’unissent et enfin se confondent pour entrer en résonnance avec le genius loci, des paysages, des légendes, des mémoires et surtout, un espace existentiel. Car l’art ouvre toutes les routes, nous faisons vibrer spectateurs et convives au son des cordes de la lyre.
C’est le but de ces tableaux vivants.

« Orphée jouant de la lyre et chantant à tue-tête la louange des dieux, parvint à noyer la voix des sirènes, et évita le danger. »
Les Argonautiques, Apollonios de Rhodes, chant IV.

Le nom de la compagnie trouve son origine dans l’histoire de la lyre magique d’Orphée. L’instrument fut placé dans le ciel par Zeus, à la demande des Muses, après la mort du héros poète et musicien. Ainsi naquit la constellation de la Lyre qui rend désormais hommage, par sa brillante lumière, à la poésie et au chant. Elle est dominée par Véga, une parmi les étoiles les plus scintillantes et mystérieuses du ciel.
« Orphée à son tour, levant sa cithare de la main gauche, entreprit de chanter. Il chantait comment la terre, le ciel, et la mer autrefois confondus en une forme unique, à la suite d’une fatale discorde furent chacun de l’autre séparés ; comment dans l’éther un emplacement fixé à jamais fut assigné aux astres et aux chemins de la lune et du soleil ; comment se soulevèrent les montagnes et comment naquirent les fleuves sonores avec leurs nymphes, et tous les animaux. Il chantait aussi comment à l’origine Ophion et Eurynomè l’Océanide gouvernaient l’Olympe neigeux, et comment sous la violence de leurs bras l’un à Kronos, l’autre à Rhéa cédèrent leur apanage et tombèrent dans les flots d’Océan ; les vainqueurs alors régnèrent sur les Titans, dieux bienheureux, tandis que Zeus encore adolescent et aux pensées encore enfantines, habitait l’antre du Dicté. Les Cyclopes nés de la terre n’avaient pas encore affermi sa puissance par la foudre, le tonnerre et l’éclair ; car ces choses à Zeus confèrent la force. »
Les Argonautiques, Apollonios de Rhodes, chant I.
